SAP

Coralie Mesnard

Directrice Marketing

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unifier les silos de données du Big Data

Christophe BOGGERO

Pre-sales Technology Manager

christophe.boggero@sap.com

Olivier ENAULT

Pre-sales Information Excellence

olivier.enault@sap.com

Après avoir rationalisé les données des mondes transactionnel et du datawarehouse, SAP s’attaque à la gouvernance des Big Data. Un chantier prioritaire tant ces silos de données se sont développés de façon anarchique. Les explications de Christophe Boggero, pre-sales Technology Manager et Olivier Enault, pre-sales for Information Excellence chez SAP France.

 

La stratégie de SAP dans le Big Data se présente autour du portefeuille de solutions Leonardo. Quelle approche adoptez-vous avec cette offre ?

Christophe Boggero : SAP Leonardo était à l’origine une offre logicielle centrée sur l’Internet des Objets. Aujourd’hui, en plus de s’enrichir de solutions pour le Big Data, le Machine Learning ou la Blockchain, SAP Leonardo concrétise avant tout une démarche d’innovation. Car, ce n’est pas tant la question du comment qui compte, mais plutôt celle du pourquoi. Autrement dit, les outils ou solutions avec lesquels on va récupérer et manipuler la donnée ont moins d’importance que ce qu’on va en faire. C’est tout l’enjeu de notre démarche basée sur la co-innovation avec nos clients et sur notre méthodologie de design thinking, qui aide les organisations à bien identifier le problème à résoudre.

 

Cela ne signifie pas que SAP Leonardo ne résolve pas aussi la question du comment, avec les solutions qu’il renferme ou celles qui lui sont connexes. Citons par exemple le cas de MII (Manufacturing Integration and Intelligence), un module qui préexistait et sert à optimiser les chaînes de production. En couplant Leonardo à MII, on peut imaginer pousser plus loin le concept de l’usine étendue, en intégrant des données issues du marketing ou des ventes afin d’ajuster la production en temps réel. SAP Leonardo est un tout permettant de capter l’information et de la transformer en intelligence immédiatement exploitable par l’organisation.

 

Les applications Big Data se sont largement déployées sur des technologies Open Source comme Hadoop. Quel rôle peut jouer SAP dans ce paysage ?

C.B. : On assiste aujourd’hui à un morcellement des points de stockage de données dans les organisations. Avec Vora, outil permettant d’intégrer données structurées et données non structurées des environnements Hadoop, SAP a fait un premier pas dans l’unification de ces informations. Avec le lancement de Data Hub, point focal de toutes les données de l’entreprise, nous allons désormais plus loin. Cette offre permet aux métiers de tirer directement de la valeur de l’information stockée, en bâtissant une vision logique des données. Ainsi, on peut par exemple mixer une analyse de sentiments sur les réseaux sociaux, avec des prévisions de vente et rapprocher le tout de la gestion des stocks afin d’optimiser ces derniers et ajuster la production.

Olivier Enault : C’est un prolongement de l’effort de rationalisation des mondes du transactionnel et du datawarehouse que nous menons depuis plusieurs années avec notre architecture de gestion de données In-Memory, SAP HANA. Ces deux univers renferment certes un ensemble d’informations central dans la vie des organisations, mais qui ne représente in fine qu’environ 5 % des données que détient une entreprise. Si on additionne les environnements Hadoop, le stockage objet fourni par les géants du Cloud et les stockages intermédiaires, il existe aujourd’hui de multiples silos créés pour les applications Big Data. Dans ces environnements, les organisations ont besoin de gouverner la donnée – d’où provient-elle ? ; qui et comment y accède-t-on ? -, pour mettre en place des traitements permettant par exemple des croisements avec les données présentes dans les applications historiques. Data Hub amène cette couche de gouvernance de la donnée, tout en s’appuyant sur les capacités de traitement des environnements Hadoop. On peut le comparer à la tour de contrôle d’un aéroport, sachant profiler la donnée, en répertorier les flux, tout en étant capable de la traiter directement dans le monde Hadoop, sans déplacement inutile, via ce qu’on appelle des data pipelines

 

Les entreprises ont accumulé des données dans les datalakes sans intégrer les exigences du RGPD, Règlement européen sur la protection des données personnelles qui entre en vigueur le 25 mai. SAP a-t-il une approche pour la mise en conformité de ces systèmes ?

C.B. : Concernant les nouvelles données qu’on injecte dans les silos de stockage, SAP est capable de fournir l’outillage nécessaire pour se conformer aux exigences du RGPD. Le problème est plus épineux avec le patrimoine de données : aller fouiller ces couches d’information, pour anonymiser certaines données personnelles ou en effacer d’autres, s’avère très complexe. SAP, pas plus qu’un quelconque autre fournisseur, ne dispose pas d’une baguette magique pour y parvenir. Par contre, notre offre SAP Data Hub peut apporter sa contribution, en facilitant l’identification des données personnelles.

 

Notons d’ailleurs que SAP s’engage pleinement dans l’amélioration du respect des données personnelles. Nous avons notamment racheté Gigya, un éditeur spécialisé dans la gestion des profils de clients dont la solution est appelée à jouer un rôle central dans la stratégie de SAP. En commençant par unifier la gestion des clients dans les différentes offre Hybris (CRM, gestion commerciale, marketing). Cette centralisation facilitera la vie des clients, en autorisant leur identification via des profils sociaux par exemple, fiabilisera les campagnes marketing ou les applications analytiques, en fournissant une vision unique sur les clients, tout en amenant des solutions assurant la conformité au règlement européen. En concentrant les profils clients, Gigya facilite toute opération sur les données personnelles, en particulier l’exercice du droit de retrait par les individus.

 

 

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