florian

douetteau

 

fondateur et pdg

DATAIKU

Temoignage

« Notre objectif, c’est de construire un éditeur de logiciels indépendant français »

 

La bonne proposition au bon moment

Avec Dataiku, nous avons eu la chance d’arriver au bon moment avec la bonne proposition. Les entreprises avaient alors un fort besoin d’équipements. Et un intérêt pour la data science sans forcément avoir les outils : nous sommes arrivés avec notre produit (Dataiku Data Science Studio, plateforme logicielle d’analyse prédictive tout-en-un) et, sans le survendre, nous avons vite constaté qu’il y avait une demande. L’écosystème était en place, et on a eu la chance de pouvoir travailler avec les bons investisseurs. Ils ont compris que lorsqu’on monte une entreprise comme Dataiku, c’est pour un périple d’au moins 10 ans, 15 ans…

 

 

L’Open Source et la User Experience

Aujourd’hui, les besoins des entreprises ont légèrement changé : c’est moins le besoin en équipements qui prime que celui en applicatifs IA, privacy etc. Nous allons d’ailleurs travailler plus activement sur la reconnaissance d’image. Mais ce qui est sûr, c’est que si on vend un logiciel commercial en 2018 sans proposition de user experience différenciante, on ne crée pas de valeur ajoutée par rapport à l’open source.

 

C’est d’ailleurs une des caractéristiques du marché Big Data : beaucoup de briques technologiques ont été posées par l’open source et le collaboratif, avec un effet immédiat en termes de rayonnement. Mais pour généraliser ces briques, il fallait des plateformes de soutien car l’open source reste difficilement utilisable par la plupart des organisations : seules celles qui ont développé une culture collaborative peuvent éventuellement se l’approprier.

 

 

Faire émerger des acteurs français

Aujourd’hui, notre objectif, c’est de construire un éditeur de logiciels indépendant français parce qu’il nous importe que des acteurs de l’écosystème hexagonal puissent émerger. Et s’implanter à l’international comme nous l’avons fait (à New York et Londres). Aux Etats-Unis, nous avons trouvé une culture data plus avancée : ce n’est pas rare de voir des équipes de quelques centaines de personnes spécialisées sur la data, alors que cela n’existe pas en Europe. Mais peut-être dans un ou deux ans… Et puis il y a le marché asiatique qui est intéressant car imprégné d’une vraie culture tech, avec la volonté affichée de moderniser sa capacité industrielle.

 

Ce qui est sûr, c’est que l’écosystème est devenu plus mature dans les dernières années. A nous de déployer les applications qui exploiteront au maximum ce potentiel.